Question écrite n° 33619 de Mme Carole Grandjean publiée au Journal Officiel

Question écrite n° 33619 de Mme Carole Grandjean publiée au Journal Officiel

Question publiée au JO le 3 novembre 2020

Rubrique : profession de santé Titre : Formation des psychométriciens

Mme Carole Grandjean interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la refonte de la formation de la profession de psychomotricien et notamment sur la reprise de la réingénierie de cette formation. Une contribution a été adressée par la profession en ce sens dans le cadre du Ségur de la santé, mais semble pour l’heure être restée lettre morte. Il apparaît toutefois que cette réforme est aujourd’hui indispensable, tant la définition du programme de formation des psychomotriciens est ancienne (puisqu’il date de 1998) et que le cadre d’exercice est lui-même devenu obsolète (datant de 1988). Ces règlementations anciennes sont aujourd’hui inadaptées à l’adaptation nécessaire de cette profession aux besoins de la population, et freinent notamment l’identification des mutualisations possibles avec les autres professionnels du soin et la mise en place d’approches pluridisciplinaires efficaces pour les patients qui seraient structurées dès la formation initiale. Il semble que désormais tous les éléments soient réunis pour que cette réforme aboutisse : le Ségur de la santé a appelé à la reprise de la réingénierie pour plusieurs professions, notamment des auxiliaires de médecine, et la profession est prête à cette adapation puisque les référentiels d’activités et de compétences des psychomotriciens ont été validés par la direction générale de l’offre des soins depuis 2010. Par ailleurs, cette modernisation de la formation correspond à l’un des objectifs de la stratégie nationale autisme au sein des troubles du neurodéveloppement, qui prévoit explicitement, au travers de sa mesure 63, que cette réforme de la formation initiale aboutisse afin de l’adapter au plus près des besoins des familles. Aussi, elle lui demande quelles sont les mesures envisagées pour la reprise de la réingénierie de la formation de la profession de psychomotricien, afin de donner à la profession et à sa formation initiale le cadre indispensable à son exercice actuel, et les moyens de s’adapter au système de santé.