Question écrite n°23587 de Mme Carole Grandjean publiée au Journal Officiel

Question écrite n°23587 de Mme Carole Grandjean publiée au Journal Officiel

Question publiée au JO le 9  octobre 2019

Rubrique : Sécurité et bien des personnes  Titre : Communication autour du numéro d’urgence 119

Mme Carole Grandjean interroge M. le secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé sur les dispositifs qu’il serait susceptible de mettre en place afin d’améliorer l’information des enfants sur le numéro d’urgence 119 visant à porter secours aux enfants en danger. Les chiffres relatifs à l’enfance en danger sont effrayants. Actuellement, on recense 98 000 cas d’enfants en danger, soit 10 % de plus qu’il y a 10 ans. Parmi eux, 19 000 sont victimes de maltraitance et 79 000 se trouvent dans des situations à risque. Selon le ministère de la justice, 4 affaires de violences sexuelles sur 10 sont des agressions sexuelles sur mineurs. 21 % des violences sexuelles sur mineurs sont subies par des enfants de moins de 6 ans. Mais la réalité de ces chiffres reste difficile à évaluer car toutes les victimes ne sont pas en mesure d’en parler et le nombre de dépôt de plaintes ne suffit pas à lui seul à caractériser l’ensemble du phénomène. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation, et notamment le fait que les mineurs ne savent pas vers qui se tourner ou ne sont pas en capacité de demander de l’aide. Le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger a été créé par la loi du 10 juillet 1989. Depuis mars 1987, ce service bénéficie d’un numéro d’appel simplifié à 3 chiffres : le 119. Depuis 2003, le 119 a acquis le statut de numéro d’urgence, ce qui donne à tous les opérateurs l’obligation de rendre accessible le numéro gratuitement, y compris depuis les téléphones mobiles. Pourtant, ce numéro d’appel reste peu connu du grand public et en particulier des enfants. Une plaquette d’information a été créée. Elle présente de façon très claire et accessible le dispositif, mais elle n’est toutefois disponible qu’en téléchargement sur le site internet www.allo119.gouv.fr. Afin de prévenir les violences, de les détecter au plus tôt et de permettre à tous les enfants victimes d’avoir connaissance de ce dispositif, il conviendrait que cette plaquette soit diffusée largement dans les établissements scolaires. Cette diffusion pourrait être réalisée par l’insertion obligatoire et systématique d’une information dans tous les cahiers de correspondance des collégiens et lycéens et par la distribution de la plaquette à tous les enfants des écoles maternelles et primaires. Cette distribution devrait être accompagnée d’une information réalisée par les enseignants. Aussi, elle l’interroge sur la possibilité de mettre en place un tel dispositif d’information.