Question écrite n°26620 de Mme Carole Grandjean publiée au Journal Officiel

Question écrite n°26620 de Mme Carole Grandjean publiée au Journal Officiel

Question publiée au JO le 11 février 2020

Rubrique : Travail  Titre : Élargissement du champ d’application de l’article L.433-1 du CASF

Mme Carole Grandjean attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions d’exercice du statut de « permanents lieu de vie » et le nécessaire élargissement du champ d’application de l’article L. 433-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF). L’article L. 433-1 du code de l’action sociale et des familles prévoit que les permanents responsables de la prise en charge des résidents des lieux de vie et d’accueil, ainsi que les assistants permanents qui les remplacent ou les suppléent, ne sont pas soumis aux dispositions de droit commun relatives à la durée du travail, à la répartition ou à l’aménagement des horaires de travail. Leur durée de travail est de deux cent cinquante-huit jours par an, sous contrôle de l’inspecteur du travail. Ces dispositions ne sont toutefois applicables qu’aux établissements visés par l’article L. 313-1 du code de l’action sociale et des familles, et relevant du secteur médico-social. Ainsi, elles ne recouvrent pas totalement toutes les solutions de lieux de vie partagés qui sont mises en place dans la pratique, et qui sont pourtant strictement analogues sur le plan de l’organisation des conditions de travail des salariés. Aussi, alors que sont encouragées les créations de logements inclusifs et que le projet de loi grand âge et autonomie formulera des propositions concrètes pour répondre aux souhaits des personnes âgées et handicapées de vivre le plus possible en autonomie, mais sans être seules et dans un environnement sécurisant, la question du statut des assistants permanents devient fondamentale. Dès lors, elle souhaite savoir si des évolutions législatives sont envisagées pour uniformiser ce statut afin que les dispositions prévues par l’article L. 433-1 du CASF soient appliquées de manière uniforme et cohérente dans toutes les structures qui prévoient un accompagnement de vie quotidienne de personnes en situation de handicap, en partageant, avec les personnes bénéficiaires, le même lieu de vie qui est aussi, pour le salarié, un lieu de travail.